Vœux 2020



Le professeur Van de Burne adresse à tous ses anciens, actuels et futurs étudiants, confrères (à l'exception du Dr. Robillard, des Pr. Bousier, Sarapov et Chang, à l'attention de ce dernier, j'attends toujours la restitution de mon agrafeuse, sans nouvelles d'ici 48 heures l'affaire sera portée devant l'Agence Nationale pour la Recherche), personnel administratif (Mme Solange, je ne souhaite pas poser de congés sur l'année 2020, la retraite sera suffisamment longue comme cela), amis (Julot, si tu te souviens de moi), famille (Achille et Éléonore, votre père pense à vous parfois, Georgette j'ai bien reçu la date pour l'audience de conciliation, je ne souhaite pas m'y rendre) et animaux (désolé Brutus, malgré quinze années de travail, je n'ai pas réussi à t'apprendre la lecture et la navigation sur Internet reste encore hors de portée de tes pattes palmées, tu ne liras donc pas ces lignes) ses meilleurs vœux de travail et de réussite.

L'année sera réduite puisque mi-2020, je devrai quitter mes nombreuses fonctions et partir en retraite malgré mon éclatante santé et ma vigueur intellectuelle. Mes étudiants du Master Recherche "géophysique et sociologie des organisations" de l'université de Cambrai ont bien tenté une pétition en ligne mais je crains que cet outil de contestation ne soit pas le plus adapté.

L'heure de l'émotion n'a pas encore sonné puisque tant qu'on ne m'aura pas retiré ma toge, je continuerai à assurer mes enseignements avec la rigueur qu'on me connaît.


Rendez-vous donc mercredi 15 janvier, à 20 h 30 précises, au "Pourquoi pas" sis au 97, rue Malbec.


Le professeur Van de Burne.

28 novembre, début de retraite anticipée



Par un acharnement administratif digne des plus noires années du stalinisme, ma 13ème demande consécutive de report de la limite d'âge de départ à la retraite a été refusée par des fonctionnaires bornés et cauteleux. C'est donc, sauf miracle (que seule la grâce présidentielle peut obtenir), la mort dans l'âme que je devrais en 2020 prendre le chemin de mon potager et subir jour et nuit les remontrances acerbes de mon acariâtre épouse sans avoir la ressource de pouvoir prétendre que je suis au laboratoire.

Je profite nonobstant des derniers rayons du crépuscule d'une carrière dont je laisse aux historiens le soin de faire l'inventaire (bon courage, il y a du pain sur la planche, rassurez-vous en vous disant que pour une fois votre discipline servira réellement l'humanité) pour dispenser encore une poignée de fois mon savoir au cours d'une série de conférences avant que le couperet absurde de la mise à la retraite d'office vienne sortir de l'arène scientifique un des plus grands talents de son ère (du moins d'après mes doctorants). Honte sur vous, messieurs les ronds-de-cuir !

Retrouvons-nous le jeudi 28 novembre dans un nouveau lieu, tout à fait propice à la transmission du Savoir, avant que la grande marche entropique du Temps ne scelle irréversiblement ces moments qui me sont chers (sauf quand des spectateurs au premier rang bavardent ou que l'essuie-mains des loges n'a pas été changé) : pourquoi pas est une locution adverbiale interro-négative mais aussi un lieu d'échanges et de découvertes sis au 97 rue Malbec à Bordeaux. J'y serai, toujours vif et fringant contrairement aux assertions d'une administration veule et pusillanime.




Le professeur van de Burne.

Brest, samedi 13 avril

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et je t'ai croisé rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Tu m'as dit
C'est cinq cent francs
Rappelle-toi Barbara
Je n'avais pas l'argent sur moi
O Barbara
Quelle connerie le découvert

(librement inspiré de Jacques Prévert et d'une visite que je fis à Brest en 1974)

C'est donc à Brest que j'aurai l'honneur d'aller dispenser mon savoir, samedi 13 avril prochain, à 17 h, à l'hôtel-restaurant café-théâtre bar-tabac Le Vauban. J'y serai avec mon assistant Régis, en charge de la projection des animations, afin de rendre ma conférence plus didactique.

Si vous ne voulez pas encourir mes foudres, rappliquez-y en un éclair, tonnerre de Brest ! (rires)


Le professeur van de Burne.

Vœux 2019

Douze coups sonnent
Des traits de feu dans la nuit
Piano vilebrequin

Voilà la dernière création de SUPER HAÏKU® V1.0, mon générateur aléatoire de haïkus (petits poèmes japonais), quand je lui ai entré le thème "Nouvel An". Comme vous le voyez, il est quasiment au point. C'est donc sur ces mots poétiques que je vous présente mes meilleurs voeux pour cette année. En tout cas elle commence fort en ce qui me concerne, puisque j'ai eu la fève à la galette du Cercle Philatélique de Haute-Vienne dimanche dernier (rires).

Vous pourrez me retrouver en 2019. Ma première apparition publique sera un peu loin, puisque je serai à la librairie Suuri Häpeä à Helsinki pour la dédicace de mon livre "La physique quantique, retour sur un siècle d'escroquerie intellectuelle". Les non finnophones pourront me retrouver le samedi 13 avril à Brest et le 27 mai à Bordeaux (plus de détails viendront en temps utile).
Cette pause lecture est terminée, retournons au travail !


Le professeur van de Burne.

Rencontres Imaginascience



L'usage de l'anglais pour désigner ce que l'on pourrait aussi bien appeler "des âneries" était superfétatoire, mais je remercie nonobstant les organisateurs d'Imaginascience de m'inviter à Annecy sur la thématique "fake news : le réveil de l'esprit critique".

A défaut d'esprit critique, j'espère au moins que vous serez bien réveillés jeudi 27 septembre pour ma conférence annécienne.



Le professeur van de Burne.

Fin du cycle de conférences 2017-2018


Le 23 mai dernier, j'achevais ma série de six conférences bordelaises, poussant le soupir de soulagement qu'un professeur pousse quand il termine une année scolaire avec une classe de cancres qu'il espère ne pas retrouver à la rentrée. Avec le recul, j'estime avoir fait oeuvre utile. Revenons ensemble (et en vidéo !) sur les grands moments écoulés.


Densité et volumétrie des échanges épistolaires, les signes d'un déclin ? Personnellement, j'écris toujours autant, mais de plus en plus de gens dédaignent la plume, souvent par pure paresse. A l'issue de la conférence, pris d'une frénésie littéraire, j'ai écrit 87 lettres. 79, soit 91%, sont restées sans réponse. Oui, c'est bien le signe d'un déclin.

Dans un train corail, sur la ligne Paris-Vierzon (extrait)



Il était une fois un dentiste muet : conférence didactique autour de la gencive.  J'ai perdu un temps considérable à faire comprendre à deux personnes du troisième rang, particulièrement sottes, des notions pourtant élémentaires, ne me permettant pas de terminer mon argumentaire dans un temps convenable. La faute est entièrement leur.

Les dents de sagesse (extrait)


Accidents de laboratoires : intelligence artificielle des électrons ? J'ai dû me séparer de mon oscilloscope analogique Schlumberger pour le céder à une spectactrice qui n'a eu pour seul mérite que d'avoir de la chance. On peut tomber bien bas pour que les jeunes s'intéressent aux sciences !

Nucléons et politique (extrait)


Il ne me reste plus qu'à prendre des vacances bien méritées, que je mettrai à profit pour préparer sereinement le 48ème symposium international sur l'autruche.


Le professeur van de Burne.

Bilan de mi-parcours du cycle de conférences 2017-2018

A l'issue de la troisième conférence de ce cycle de 6, il est grand temps de faire un bref retour sur les choses d'une importance capitale qui s'y sont déroulées.


De l'influence des proto-neutrons à roulettes sur l'abrogation du calibrage des légumes : 25 euros de taxi pour aller de la gare SNCF à l'Inox, mais de qui se moque-t-on ? Un sujet polémique d'une actualité cruciale qui a divisé le public. Une personne dormait au troisième rang.

La classification des légumes (extrait)



L'impact des biotechnologies dans le processus migratoire des otaries de Floride (otariade vulgaris) : la présence dans mon soulier droit d'un gravillon de petite taille a rendu le moment particulièrement désagréable. J'ai été brillant sur l'exposé des déterminants neurobiologiques du comportement migratoire d'otariade vulgaris. L'auditoire était d'une mollesse désespérante.

Le cerveau des otaries (extrait)



Enjeux et limites des sciences occultes dans le cadre de la conquête spatiale : j'aurais aimé insister davantage sur l'avant-gardisme de l'école occultiste slovaque dans la recherche d'alternatives à la loi de la conservation de l'énergie. Un emploi du temps serré et trois élèves insupportables au premier rang ne m'en ont pas laissé le loisir. Il n'y avait plus de chauffage dans les loges.

Une question sur Interstellar (extrait)



L'Histoire, avec un grand H, continuera de s'écrire sous les yeux des présents, les 28 mars, 25 avril et 23 mai prochains.


Le professeur van de Burne.